Aymon de Bruisson
| Archevêque de Tarentaise Archidiocèse de Tarentaise (d) | |
|---|---|
| - | |
Pierre Grossi du Châtelard (d) |
| Naissance |
Date inconnue |
|---|---|
| Décès |
Après |
| Activités |
Aymon de Bruisson (de Bruysson, de Bruissons), mort après le , est un archevêque-comte de Tarentaise, sous le nom de Aymon (Aimon) III.
Biographie
[modifier | modifier le code]Origines
[modifier | modifier le code]Aymon (Aimon) de Bruisson (de Bruysson, de Bruissons) appartient « à l'une des huit familles qui, au temps de l'archevêque Herluin, avaient droit à une sépulture dans la cathédrale »[1].
Sa sœur serait l'épouse du chevalier Jean de Bertrandis, parents du futur archevêque Bertrand Ier de Bertrand, successeur d'Aymon[2].
Carrière
[modifier | modifier le code]Il est chanoine régulier de Tarentaise[1]. Il est élu, selon Roubert (1961), en 1284, vers la fin du mois de juillet ou au début du mois suivant, pour succéder à Pierre Grossi du Châtelard (pms)[1]. Le site Catholic-hierarchy.org indique une nomination le .
Son élection provoque une contestation de la part du seigneur de Briançon-Aigueblanche, Aymeric VI, soutenu par son frère, Pierre d'Aigueblanche, évêque de Hereford[1],[3]. On recours à l'arbitrage du comte de Savoie, qui profite de la situation pour accroître son pouvoir dans la vallée, et qui obtient des seigneurs de Briançon de « rendre hommage pour leurs fiefs en arrière-fiefs de l'archevêque, excepté ceux d'Aigueblanche et Briançon »[1].
Le comte Amédée V place ainsi sous sa protection le bourg de L'Hôpital (1287), qui se développe en dessous de la ville épiscopale de Conflans[4],[5],[6]. Il obtient même une part de la mestralie de Conflans l'année suivante[6]. Peu après, il est obligé de signer un arrangement avec le comte afin de protéger ses sujets, offrant au comte et à son administration la police des foires dans la cité épiscopale, Moûtiers[4],[6].
Selon Roubert (1961), il meut peu après la rédaction de son testament du [7].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 Roubert 1961, p. 98.
- ↑ Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 1, Grenoble, Allier Frères, 1863-1910 (lire en ligne), p. 189-195, « Bertrand (de) ».
- ↑ Joseph Garin, Histoire féodale des seigneurs de Briançon, Savoie (996-1530), t. XII, Besançon, Imprimerie de l'Est, coll. « Recueil des mémoires et documents de l'Académie de la Val d'Isère », (lire en ligne), p. 175-176.
- 1 2 Roubert 1961, p. 99.
- ↑ Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-600-04503-2, lire en ligne), p. 141.
- 1 2 3 Bruno Galland, « Les papes d’Avignon et la Maison de Savoie (1309-1409) », Publications de l'École française de Rome, vol. 247, , p. 30, (lire en ligne [PDF], consulté en ).
- ↑ Roubert 1961, p. 100.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Biographie
[modifier | modifier le code]- Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5).
- Jacques Lovie, Histoire des diocèses de France : Chambéry, Tarentaise, Maurienne, vol. 11, Paris, Éditions Beauchesne, , 299 p. (ISSN 0336-0539).
. - Jacqueline Roubert, « La seigneurie des Archevêques Comtes de Tarentaise du Xe au XVIe siècle », Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, impr. Chatelain (Chambéry), no 6, tome 5, (lire en ligne).
.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la religion :