Drakulas
| Pays d'origine | États-Unis |
|---|---|
| Genre musical | Punk rock, Art punk, new wave |
Drakulas est un groupe de garage punk et d'art punk américain, originaire d'Austin, au Texas. Formé en 2015, le groupe se distingue par son approche conceptuelle et esthétique très marquée, associant l'énergie brute du punk à des sonorités new wave et de synthétiseurs des années 1980.
Biographie
[modifier | modifier le code]Formation et concept
[modifier | modifier le code]Le groupe est fondé en 2015 sous la forme d'un projet artistique par le chanteur Mike Wiebe et le bassiste Rob Marchant (tous deux membres de Riverboat Gamblers), rejoints par le guitariste Zach Blair (de Rise Against)[1],[2]. Après un premier EP intitulé OWOWOWOWOWOWOW sorti chez Red Scare Industries, le projet initialement récréatif se transforme rapidement en une entreprise à plein temps[1].
Visuellement, les membres adoptent une imagerie nocturne et occulte très forte, se produisant régulièrement vêtus de cols roulés noirs et de médaillons. Sur le plan textuel, Drakulas développe un univers conceptuel unique : l'intégralité de leur discographie se déroule au cœur d'une métropole fictive et dystopique de la fin des années 1970, rappelant le Times Square de cette époque ou l'ambiance du film The Warriors[3],[4]. Leurs morceaux croisent des récits de gangs, de pornographie, de drogues, de salles d'arcade et de bouleversements technologiques analogiques.
Premier album Raw Wave (2016)
[modifier | modifier le code]Leur premier album studio, Raw Wave, sort en 2016 sous le label Dirtnap Records. L'album pose les bases de leur univers conceptuel à travers dix morceaux courts et directs, totalisant seulement 26 minutes[5]. Chaque titre adopte le point de vue d'un habitant de leur ville fictive face à une vague technologique subite balayant les anciennes coutumes. Les critiques saluent l'efficacité de cet album, le décrivant comme un concentré de rock garage ultra-mélodique et de power pop, porté par des riffs incisifs et un chant continu, évitant les solos superflus pour aller droit à l'essentiel[6].
Deuxième album Terminal Amusements (2020)
[modifier | modifier le code]En 2020, Drakulas s'associe au label Dine Alone Records pour publier Terminal Amusements, produit par Stuart Sikes. Ce deuxième opus approfondit l'esthétique « art-punk » en intégrant massivement des nappes de synthétiseurs rappelant la new wave et le post-punk des années 1980, évoquant des influences allant de Joy Division à The Dickies ou The Damned[7]. L'intrigue se concentre cette fois autour d'une salle de jeux d'arcade clandestine. La presse spécialisée met en avant l'efficacité des refrains entêtants et des rythmiques ultra-rapides qui permettent au groupe de se démarquer de la scène punk conventionnelle grâce à cette touche moderniste[8].
Troisième album Midnight City (2026)
[modifier | modifier le code]Après une période de relative discrétion, le groupe signe à nouveau chez Dirtnap Records et publie en 2026 son troisième album, Midnight City[9]. Ce disque perpétue l'énergie des concerts underground et l'ambiance crasseuse des bandes VHS[10]. Composé de douze titres, l'album mêle la morsure du proto-punk à la fraîcheur de la cold wave et à l'étrangeté des synthétiseurs, plongeant l'auditeur dans une atmosphère de néons rétro et de ruelles sombres[11]. Les chroniques saluent l'habileté du groupe à construire une ambiance nocturne singulière, à la fois dansante et inquiétante, portée par des titres phares comme Singin' With My Tongue Cut Out ou Going Going Gone Gone[9],[12],[13],[14].
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 (en) « Drakulas — Biography, Discography, Albums & Expert Reviews », sur AllMusic (consulté le )
- ↑ (en) « Drakulas », sur MAXIMUM ROCKNROLL (consulté le )
- ↑ (en) « Drakulas », sur Dine Alone Records (consulté le )
- ↑ (en-US) « Drakulas Bio », sur Clarion Call Media (consulté le )
- ↑ (en) « Album review: Drakulas – Raw Wave », sur Scene Point Blank (consulté le )
- ↑ (en-US) John Moore, « Album Review: Drakulas - 'Raw Wave' – New Noise Magazine », New Noise Magazine, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Album review: Drakulas – Midnight City », sur Scene Point Blank (consulté le )
- ↑ (en) « Drakulas - Terminal Amusements • Punk Rock Theory », sur Punk Rock Theory, (consulté le )
- 1 2 (en-US) Lucy Fitzgerald, « Review: Drakulas – Midnight City - broken color », (consulté le )
- ↑ United Rock Nations, « Midnight City », sur www.unitedrocknations.com (consulté le )
- ↑ Lord Rutledge, « Faster and Louder: Drakulas - Midnight City », sur Faster and Louder, (consulté le )
- ↑ (en) « Drakulas - Midnight City • Punk Rock Theory », sur Punk Rock Theory, (consulté le )
- ↑ (en-US) Niek, « New album: Drakulas || Midnight City », sur Add To Wantlist, (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Review of Midnight City by Drakulas », sur Bluesbunny (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la musique :