Depuis quelques jours, son nom revient pour remplacer Edouard Philippe s'il n'était pas reconduit à son poste de premier ministre. Pourquoi l'actuelle ministre des Armées pourrait être une option pour Emmanuel Macron et quel est son parcours ?
Et pourquoi pas une femme à Matignon pour les deux dernières années du quinquennat ? Acculé par la vague verte des élections municipales, Emmanuel Macron doit proposer un renouvellement de son gouvernement. Il y réfléchit et l'annonce pourrait intervenir très vite, au plus tard en début de semaine prochaine.
La première grande inconnue de ce remaniement c'est le départ ou non d'Edouard Philippe. Le premier ministre, réélu triomphalement dimanche soir au Havre et plébiscité par l'opinion peut-il partir ? Qui pour incarner le virage social attendu dans cette dernière partie du quinquennat ?
Le nom de la ministre des Armées, Florence Parly, circule depuis quelques jours. Issue de la gauche et du Parti socialiste, elle a aussi exercé des postes à très haute responsabilité dans le privé et bénéficierait, selon LCI, du soutien des députés de la majorité en cas d'un changement à Matignon.
Qui est Florence Parly, ministre des Armées depuis 2017 ?
Née à Boulogne-Billancourt, il y a 57 ans, elle est la fille d'une ancienne rectrice d'académie qui a également été directrice de cabinet sous Claude Allègre, à l'Education Nationale. Diplômée de l'Institut d'études politique de Paris puis de l'ENA, Florence Parly devient très vite haut fonctionnaire. Elle participe notamment à la création du RMI et de la CSG avant d'être conseillère technique dans divers ministères (Fonction publique, Logement, Intérieur notamment).
Adhérente du Parti Socialiste depuis 1995, elle devient membre du cabinet du premier ministre Lionel Jospin en 1997, comme conseillère aux affaires budgétaires. De 2000 à 2002, Florence Parly est sécrétaire d'Etat au budget.
Après une défaire aux éléctions législatives en 2002 dans l'Yonne, elle obtient finalement son premier mandat électif en 2004 en tant que conseillère régionale. Elle sera vice-présidente du conseil régional de Bourgogne jusqu'en 2006, année de son départ du PS et de la vie politique.
Pendant les années qui suivent, Florence Parly occupe des postes à haute responsabilité dans le privé, notamment à Air France où elle est directrice générale déléguée. En 2014, elle rejoint la SNCF aux côtés de Guillaume Pepy qui la nommera directrice générale de la branche SNCF Voyageurs en 2016.
Elle a rejoint le gouvernement d'Edouard Philippe le 21 juin 2017 suite au départ de Sylvie Goulard, qui devait répondre d'accusations dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen.
A ce poste, elle est reconnue pour son travail et défend notamment la loi de programmation militaire 2019-2025 qui accorderait 295 milliards d'euros à la défense d'ici 2025-2030. Elle attire également l'attention sur elle en déclarant fin 2017 concernant la situation près de Raqqa que "s'il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux".
